Sur les 140 hectares du plus grand terril plat d’Europe, explorez l’alliance rare d’un spot de nature préservée et d’un espace de loisirs pour tous les âges et toutes les envies.

Entre le vert du forêt de Marchiennes et le noir du Centre Historique Minier de Lewarde, le terril des Argales à Rieulay est le symbole d’une belle reconversion et d’une douce résilience.

Le plus grand terril plat d’Europe est devenu espace de bien-être

Le terril de Pecquencourt-Rieulay, appelé aussi terril des Argales, était un espace industriel. Un lieu de stockage des roches stériles et improductives des carreaux de fosses Lemay de Pecquencourt et de De Sessevalle à Somain, comme il en existe tant dans le Bassin Minier inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Contrairement à ceux que vous connaissez, les terrils « coniques », celui-ci est « plat ». Plat, parce qu’il est posé sur d’anciennes tourbières de la rive droite de la Scarpe. Et notamment, comme le poids des déchets de terre et de pierres issus du triage du charbon des puits de mine voisins était colossal, les ingénieurs des Compagnies des mines ont imaginé un  terril « plat » pour éviter que celui-ci ne s’enfonce dans le sol humide.

Quand le terril vit ses derniers jours de site industriel dans les années 80, c’est donc une friche de 140 hectares (soit quand même 235 terrains de foot ou, pour les Lillois, plus que toute la commune d’Englos !). L’entreprise Tercharnor s’installe sur le terril, là où se trouve actuellement la chèvrerie. En collaboration avec la commune, l’entreprise aménage le site et retraite le schiste noir pour en faire du remblais d’autoroute et le schiste rouge pour en faire de la terre battue.

Puis, le maire de l’époque Monsieur Daniel Mio a alors la belle idée – et la vision – de transformer ce lieu en espace de loisirs. Ce terril est devenu, 40 ans plus tard, un des hauts lieux de tourisme des Hauts-de-France avec plus de 150 000 visiteurs annuels.

Réconcilier « Tourisme » et « Ecologie »

Mais dire que le terril des Argales n’est qu’une « base de loisirs » serait trop simple. C’est en réalité un des premiers sites qui a su concilier « tourisme » et « protection de la nature ». Suivez le guide, on vous explique !

Au centre du terril, un étang, dont le sol noir de schistes retient naturellement l’eau. Un étang, oui, et deux parties égales qui se complètent et se répondent. À gauche, une plage de sable, une base nautique avec canoës, paddles et même de la voile, des enfants qui nagent, des surveillants de baignade, des parents qui pique-niquent, des joueurs de boules et des loisirs familiaux et joyeux. À droite, après cette limite naturelle et harmonieuse de pilotis en bois qui affleurent, une zone naturelle et interdite, avec la réserve ornithologique, les roselières qui filtrent l’eau et servent de gîte et de couverts aux nombreuses espèces habitants le terril et la zone humide. Des animaux qui vont et viennent au grès des saisons, des poissons frétillants, du calme, de l’écologie pure et spontanée…

150 000 visiteurs et pourtant des inscriptions et reconnaissances « naturelles » en pagaille : le terril fait partie du Parc Naturel Régional « Scarpe-Escaut », il est également inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, et est avant tout un Espace Naturel Sensible.

Une mine d’idées pour tous les âges et toutes les envies

Mais le terril de Pecquencourt-Rieulay c’est surtout des émotions à vivre. D’abord du haut des deux belvédères, pour la sublime et l’observation secrète des zones protégées. Ensuite le long des chemins de randonnée qui suivent souvent les anciens « cavaliers », ces voies ferrées qui permettaient aux trains lourds et noircis de déverser les résidus jusqu’ici.

C’est aussi un point central de Cœur d’Ostrevent vers lequel tout converge, comme au temps de la mine et du terril. Forêt de Marchiennes, chemins de halage des bord de Scarpe, cités minières inscrites sur la Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco, tout est à deux pas et tellement facile…

Ce sont des événements d’été, par les belles nuits de juillet. Des concerts sur l’eau, de grandes fêtes, du sport et tout et tout… C’est aussi du VTT, à la force des mollets ou à assistance électrique (l’office de tourisme à Pecquencourt n’est qu’à 10 minutes et propose à la location des vélos à assistance électrique et des VTC).

Pour les visiteurs qui viennent sans leur casse-croûte (ils sont les bienvenus !), on croque, on mange, entre friterie, pizzeria et même une boutique de produits locaux pour des pique-niques improvisés. L’épicerie « Au Fil des Saisons » ou le bar-restaurant des « Chevrettes » vous attendent avec sourires et gourmandises.

Le départ de vos balades en Cœur d’Ostrevent

Ensuite, c’est « dodo » pour se remettre en forme et repartir du bon pied. Choisissez la Roul’hôte de Françoise Hennebert et allez-y de notre part. L’accueil y est garanti  comme le sont  la beauté et le calme de ce gîte tout en bois. Si hélas pour vous, la jolie roulotte est déjà réservée, sûr et certain, l’Office du Tourisme pourra vous dénicher une jolie chambre d’hôte vers Marchiennes ou Lewarde.

Enfin, le lendemain matin, partez explorer la terre noire, les bouleaux blancs et le vert des plantes endémiques avec la « Rando-Biquettes » : Julien et Paola sont deux bergers qui ont leurs quelques 50 chèvres sur le terril des Argales  en élevage bio et libre. 2 heures durant, lors d’une «  ch’ti  transhumance » co-organisée par l’Office de Tourisme et ses guides experts de la nature d’ici, vous allez voyager, bien plus loin que vous ne l’imaginez.

On vous l’avait dit… Difficile  de parler de tout, de tout décrire de cet endroit tellement unique, tellement à part. Venez le découvrir, le vivre, le sentir  et partagez vos émotions avec vos proches. Oui, vous risquez vraiment de tomber amoureux des « Argales » !